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Beaute personelle et cosmeto-toxique

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On dit que les apparences sont trompeuses. La beauté naturelle est de nos jours remplacée par des centaines de produits nous offrant une beauté plastique et une jeunesse éternelle. L’industrie des cosmétiques s’en réjouit et les professionnels du marketing sont habiles pour entretenir notre angoisse du vieillissement.

Beaucoup de choses reposent soi-disant sur notre apparence. Il est certes vrai que la beauté et l’esthétisme sont agréables à l’œil et que de prendre soin de sa personne est un acte de santé en soi. Mais dans toute cette panoplie de produits offerts, comment user de discernement?

Ce processus peut s’amorcer par la lecture des étiquettes. Prendre le temps d’apprendre sur le sujet et de comprendre ce que nous consommons est un moyen fiable de trouver des cures de beauté naturelles. Les produits de synthèse que l’on retrouve dans nos flacons ont pour origine les trésors de mère nature. Ce que le consommateur ignore, c’est que les extraits naturels sont obtenus par des procédés chimiques. Extrait de thé vert, vitamine E, etc., ce genre d’allégations[i] nous interpellent et retiennent notre attention, car elles figurent sur la partie frontale des étiquettes. C’est avec ces informations que l’on vend. Pourtant, c’est bien au verso que le produit dévoile sa vraie nature.

Les produits de soin corporel et de beauté contiennent une liste très longue de produits chimiques toxiques. Certains ingrédients chimiques retrouvés dans les produits cosmétiques sont reconnus comme étant cancérogènes, perturbateurs du système endocrinien ou occasionnant des troubles de la reproduction ou des troubles d’apprentissage, entre autres. La bioaccumulation[ii] est un facteur inquiétant de même que la toxicité du cocktail chimique causée par la combinaison de substances. Certaines références à la fin de cet article sont des sources supplémentaires pour en apprendre plus sur le sujet.[iii] Il est tout de même utile et simple de garder en tête que plus la liste est longue plus c’est douteux. Certains pays, dont le Canada et les États-Unis ainsi que l’Union européenne, réglementent[iv] plus strictement cette industrie en obligeant les compagnies de lister tous les ingrédients (ou presque). Malgré tout, ces législations comportent des zones grises que les fabricants savent très bien utiliser à leur avantage. L’option la plus sûre demeure encore la certification biologique.

L’autre solution consiste à fabriquer soi-même ces élixirs de beauté. Souvent, nous avons tous les ingrédients à la portée de la main dans notre garde-manger. L’Ayurveda, cette science de la vie en provenance des Indes, soutient d’ailleurs que si nous ne pouvons manger ces produits, il n’est pas indiqué d’en enduire notre peau. De quoi nous faire réfléchir…

Beauté intérieure

Il est aussi facile d’oublier que la peau est le reflet de notre santé intérieure. Il est donc avisé d’adopter

de saines habitudes de vie. Les trucs suivants peuvent apporter leur lot de défi puisqu’ils demandent une restructuration de nos modes de vie. Néanmoins, ils sont non seulement un gage de beauté et de jeunesse, mais sont la fondation d’une santé préventive :

  • Boire de l’eau en quantité suffisante en fonction de sa taille, du climat où l’on vit et de son mode de vie[v].
  • Faire de l’exercice au quotidien, à raison de 20 à 60 minutes par jour en fonction de l’intensité[vi] désirée. Notez que ces minutes peuvent se découper en tranches. Il est maintenant prouvé que de modifier ses habitudes de vie et d’incorporer l’exercice à notre quotidien est un gage de plus grande persévérance. Saviez-vous que le fait de ne pas faire d’exercice équivaut à fumer un demi-paquet de cigarettes par jour? De quoi réveiller le sportif en soi…
  • Dormir[vii] suffisamment, soit entre 7 et 9 heures par nuit et à des heures régulières apportent de nombreux bénéfices dont l’élimination des toxines et la réparation physique.
  • Prendre le temps de s’asseoir pour manger sainement à des heures régulières en mastiquant la nourriture. Entre autres, il ne faut pas manger trois heures avant le coucher. La réduction d’aliments acides est aussi conseillée. Une alimentation principalement composée de grains entiers, de légumes frais et de légumineuses aide à rétablir l’équilibre acido-basique[viii] de notre corps. Le China Heath Project, la plus grande étude mondiale traitant de la santé, confirma que l’espèce humaine est essentiellement une espèce végétarienne. C’est une révélation-choc qui ne peut qu’être bénéfique à notre santé sur les plans social, économique et environnemental, réduisant ainsi les coûts de soin de santé et l’utilisation des ressources naturelles reliées à l’élevage des animaux.
  • Exfolier la peau pour en enlever les cellules mortes et activer la circulation sanguine. Les traitements-chocs ne sont pas nécessaires. Un linge crocheté au chanvre ou un luffa suffit. La méthode est aussi importante. Il est suggéré de faire des mouvements en allant des extrémités vers le cœur. Une seule exfoliation par semaine est suggérée.
  • Utiliser une protection solaire adéquate. Le soleil est l’ami des rides. Pesez tout de même à la liste des ingrédients et investissez dans un écran solaire le plus naturel qui soit[ix].
  • Éliminer ou réduire le stress. Certains trucs ou activités nous conviennent plus que d’autres : bain, méditation, pratique d’un loisir qui vous passionne, vous seul savez ce qui vous sied le mieux. La télé ne compte pas. J
  • Apprendre à respirer de façon adéquate. La respiration complète ou yogique[x] permet aux cellules de notre corps une oxygénation plus importante, la relaxation et la circulation en général.
  • Avoir une attitude positive face à la vie en cultivant la joie de vivre et la gratitude ne peut que faire émaner votre beauté naturelle et vous gardez jeune.

Bref, notre extérieur dépend grandement de notre intérieur. Il n’en tient qu’à nous d’utiliser les divers outils d’apprentissage qui sont à notre disposition. Éliminer peu à peu ces produits toxiques de beauté est un geste qui mérite d’être considéré. Ensuite, modifier notre style de vie et mettre en pratique ces trucs de santé simples est la façon la plus fiable, études à l’appui[xi], de respirer la santé et de rester jeune.

Références :

[i] http://www.econovateur.com/rubriques/communiquer/critcom150502.shtml

[ii] Définition : capacité d’accumulation dans les tissus vivants.

[iii] http://www.ewg.org/files/EWG_cosmeticsguide.pdf, http://www.cosmeticsdatabase.com/index.php, http://www.greenpeace.org/france/news/lancement-Cosmetox , http://www.sabotage-hormonal.org/spip.php?article18

[iv] « Santé Canada a modifié le Règlement sur les cosmétiques afin d’exiger que la liste des ingrédients apparaisse sur les étiquettes de tous les produits cosmétiques. Cette modification est conforme à l’engagement de Santé Canada de protéger la santé et la sécurité de la population canadienne. Les ingrédients doivent être énumérés suivant la nomenclature INCI (International Nomenclature for Cosmetic Ingredients). L’INCI est un système multilingue et multinational d’appellation des ingrédients des cosmétiques fondé sur la langue latine. Santé Canada, ainsi que d’autres représentants du gouvernement et de l’industrie, siègent à l’International Nomenclature Committee, qui détermine l’appellation INCI associée à chaque ingrédient d’un cosmétique. La nomenclature INCI est obligatoire aux États-Unis, dans l’Union européenne et, désormais, au Canada. »  Source : http://www.hc-sc.gc.ca/cps-spc/person/cosmet/ingredient/faq_cons-fra.php consulté le 27novembre 2009.

[v] Pour plus de détails, consultez : http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/ArticleComplementaire.aspx?doc=eau_questions_sante_do

[vi] http://www.phac-aspc.gc.ca/pau-uap/condition-physique/downloads.html

[vii] Un dossier complet sur le sommeil : http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=sommeil_index_do

[viii] http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/Regimes/Fiche.aspx?doc=equilibre_acido_basique_regime

[ix] Le meilleur outil pour évaluer les crèmes solaires, guide 2009 du Environmental Working Group (EWG) : http://www.ewg.org/cosmetics/report/sunscreen09/investigation

[x] http://planeteyoga.hautetfort.com/archive/2007/04/14/la-respiration-yogique-complete.html

[xi] Article Is Your Personality Making You Old? : http://health.msn.com/blogs/defy-your-age-post.aspx?post=1374247&GT1=31036

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A la recherche d’une croyance qui convient

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Vivre avec une conscience environnementale tout en vivant dans l’abondance financière ne semble pas être une pensée populaire dans le milieu vert. Il me semble que cette notion de privation réside encore dans notre conception d’une personne dite environnementaliste.

Lorsque j’ai mentionné à une amie que notre famille ferait partie d’une série documentaire[i] sur la simplicité volontaire[ii]il y a quelques années, je me souviens d’un commentaire faisant justement allusion à cette perception liée à cet art de vivre qu’ont les simplicitaires[iii]. Je ne pouvais vivre dans une maison à deux étages et être en possession de reproductions de toiles à tirage limité tout en adhérant à la simplicité volontaire! Mon désir de faire partie de cette série documentaire avait justement pour but de démystifier cette conception de la personne « grano » qui se prive de tout pour vivre simplement. Dans son livre La simplicité volontaire, plus que jamais…, Serge Mongeau déclare qu’il ne faut pas confondre simplicité et pauvreté. « Quand on choisit volontairement de vivre sobrement, il en va tout autrement. On ne vit pas de frustration puisqu’on ne se prive pas d’un bien, mais on choisit plutôt de le remplacer par autre chose qui apporte davantage », affirme-t-il.

Bien qu’adhérant à ces principes, je dois admettre que je me sens parfois dans une zone grise, car notre famille est financièrement à l’aise. Il m’arrive encore parfois d’avoir ce sentiment de ne pas être totalement simplicitaire. Mais tout cela n’est qu’une croyance. « Ce ne sont que des pensées et les pensées peuvent être modifiées », comme le dit si bien Louise Hay[iv]. Il m’incombe donc de faire la paix avec ma situation financière tout en reconnaissant les changements positifs qu’elle me permet de mettre en place, et ce, afin de vivre en harmonie avec mes valeurs environnementales et communautaires.

<Vivre dans l’abondance et entouré de belles choses n’est qu’une manifestation de notre choix conscient d’une croyance différente. Cette citation de E.F. Schumacher[v] résume bien notre relation à l’argent :

Ce n’est pas la richesse qui fait obstacle à la libération, mais l’attachement à la richesse; ce n’est pas non plus le plaisir que procurent les choses agréables qui est condamnable, mais le désir ardent de les obtenir.

Il est donc possible de se libérer de notre esclavagisme à la consommation si nous nous détachons de nos possessions matérielles. C’est ce que font les YAWN (Young And Wealthy but Normal soit, Jeune et riche mais normal en français). Ce terme fut utilisé pour la première fois par un journaliste du « Sunday Telegraph of London ». Le site Web Investodepia[vi] nous en offre une définition :

Une classe de millionnaires ayant réussi de leurs propres moyens adoptant un mode de vie relativement modeste. Au lieu de dépenser leur richesse sur l’acquisition d’articles de luxe ces personnes préfèrent verser des contributions à des causes charitables et passer du temps avec leur famille. (Traduction libre)

La définition semble avoir évolué pour maintenant inclure un plus grand pourcentage de la population. L’agence France Presse en 2008 résumait l’acronyme en ces mots : Ils sont jeunes, ont de l’argent, mais mènent une vie volontairement frugale et se soucient bien davantage de leur « empreinte carbone » que de porter des vêtements de marque. Là, je commence à me reconnaître.

Consommer moins, mais mieux

Malgré le fait que je suis de plus en plus à l’aise de vivre dans l’abondance et l’éthique, différencier besoin et désir n’est pas toujours une chose facile. La publicité est présente partout. Les agences de marketing sont des maîtres de la psychologie, tentant de diverses façons de nous faire avaler leur recette du bonheur. Il est de notre ressort de nous armer d’esprit critique, une valeur prônée et enseignée dans

le domaine de l’éducation relative à l’environnement. Il sera donc plus opportun de démasquer ceux qui veulent nous faire croire que le bonheur réside dans l’avoir plutôt que dans l’être. Le fait de limiter notre consommation de télévision est aussi un antidote de choix. En effet, il existe de multiples autres façons d’enrichir nos vies.

Être riche autrement

Comment se définit la richesse? En terme économique, on fait souvent référence à un avoir net quelconque. Le fait de posséder un avoir net positif plutôt que de vivre au-dessus de nos moyens ne peut être que bénéfique. En d’autres termes, la richesse peut se définir de différentes façons, soit :

  • d’avoir un réseau d’entraide au sein de notre communauté;
  • de s’estimer plutôt que de consommer;
  • de reprendre confiance en notre pouvoir créateur;
  • d’utiliser notre sens critique pour influencer positivement nos choix de vie;
  • de se percevoir comme partie prenante de l’environnement;
  • de considérer les aspects sociaux et environnementaux dans nos décisions de consommation;
  • de viser la modération comme éthique de consommation plutôt que de renoncer aux biens;
  • de remplacer la quantité par la qualité;
  • de miser sur la solidarité plutôt que sur l’individualisme;
  • de favoriser la participation et non la concurrence;
  • de pratiquer l’autonomie plutôt que la dépendance.
  • La modification de nos croyances

« Avec nos pensées, nous créons le monde », avait affirmé Bouddha. Nos pensées se matérialisent : voilà pourquoi il est si important de prendre le temps de réexaminer nos croyances. Elles ont un pouvoir qui dépasse bien des actions irréfléchies. Les croyances sont à la source de nos attitudes, ce qui influence alors nos valeurs et nos comportements. Cet état de fait est d’une grande importance si nous tenons à préserver l’environnement, à maintenir notre qualité de vie sur terre et à être heureux. Comment peut-on choisir consciemment nos croyances et ensuite les utiliser pour le bienfait de notre environnement? Existe-t-il des croyances populaires auxquelles nous adhérons sans vraiment nous questionner et qui sont nuisibles à notre bien-être? Quelles sont-elles? Comment les transformer?

Références:

[i] Série télévisée diffusée au Canal Vie en 2007 intitulée « Tout… simplement »

[ii] Au Québec, l’Office québécois de la langue française définit la simplicité volontaire comme un « mode de vie consistant à réduire sa consommation de biens en vue de mener une vie davantage centrée sur des valeurs essentielles ». Vous pouvez trouver plus d’information en consultant le site : http://simplicitevolontaire.info/

[iii] Le Réseau québécois pour la Simplicité volontaire (RQSV) utilise ce terme pour désigner les adeptes de la simplicité volontaire.

[iv] Une des fondatrices du mouvement de croissance personnelle. Pour une biographie complète,en anglais, consultez ce lien : http://www.louisehay.com/about/index.php

[v] E.F Schumacher, Small is Beautiful, Contretemps/Le Seuil, Paris, 1978, p. 33

[vi] http://investopedia.com/terms/y/yawn.asp?&viewed=1    

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Changement d’attitude et d’union avec la nature

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Lorsque j’étais petite, j’évitais d’aller à la salle de bains de peur que ma mère me dise : « Maintenant que tu as enlevé ton habit de neige, reste donc en dedans, on va souper bientôt. »  Les temps ont beaucoup changé.

De nos jours, il faut pousser les enfants à sortir. Les jeunes en captivité devant les écrans y sont pour quelque chose, statistiques à l’appui. L’horaire des enfants qui s’adapte à celui de parents débordés, le désir d’offrir une éducation qui en exige toujours plus et la peur du danger probable que quelque chose puisse leur arriver ont aussi une part de responsabilité. Sans minimiser les raisons qui nous poussent à agir de la sorte avec nos enfants, il est sage de prendre conscience des répercussions néfastes du déficit nature ou du « nature deficit disorder », tel que baptisé par l’auteur Richard Louv.

De la pensée

Changer d’attitude et opter pour des pensées positives en lien avec notre environnement est un bon départ. Le fait de prendre conscience de la beauté des trésors qui nous entourent et l’appréciation de ce que la nature nous donne nous sont tout aussi salutaires.

Vers la parole

Notre discours environnemental demande aussi à être adapté en fonction du stade de développement de l’enfant concerné. Parler des effets du réchauffement planétaire à des enfants n’aura comme conséquence que de les effrayer, de créer une confusion et une dissociation plutôt qu’une appartenance à l’environnement. L’éducateur et auteur David Sobel l’affirme : « Si nous voulons que les enfants s’épanouissent, nous avons besoin de leur donner du temps afin qu’ils établissent un lien avec la nature et ainsi qu’ils aiment la Terre avant de leur demander de la sauver. » [Traduction libre]

Jusqu’à l’action

Il fut prouvé que le contact intime et réel avec la nature est lié avec la santé physique, mentale, émotionnelle et spirituelle et essentielle à leur bon développement. La beauté de cette fascinante découverte est qu’aucun équipement sophistiqué ou coûteux n’est nécessaire pour passer à l’action. Tout ce dont les enfants ont besoin consiste à passer du temps non structuré en nature, parfois en groupe, mais aussi en solo.

Plusieurs options sont à notre disposition afin de suggérer des activités en nature et l’âge de l’enfant est un critère déterminant dans notre sélection.

La petite enfance : entre 0 et 6 ans


À cet âge, il existe un lien étroit de sécurité avec la mère, les membres de la famille ou les éducateurs à la petite enfance. Notre rôle principal consiste à sécuriser et à agir comme modèle tout en inspirant l’empathie et l’émerveillement envers la nature. La cour arrière, la ferme et le voisinage sont les endroits à privilégier pour la petite enfance.

Créer un climat où l’émerveillement est au rendez-vous en :

Utilisant les histoires, les comptines, les chansons qui traitent des animaux tout en invitant les tout-petits à les imiter;

Faisant un potager;

Invitant la flore et la faune dans la cour;

Encourageant les jeux d’eau.

Pour captiver les jeunes pendant les marches en nature…

Vous pouvez apporter des formes découpées dans du carton et les enfants doivent vous pointer des éléments naturels de forme similaire. Pour jumeler des couleurs, les échantillons de peinture font des miracles. Notre famille a développé ses propres rituels. Nous apportons avec nous appareil photo, jumelles et un sac de type « Ziploc » identifié avec le nom de l’endroit visité et la date. Nous ramassons quelques éléments que nous trouvons au sol afin de modeler des valeurs de préservation.  Il existe ensuite diverses façons d’utiliser ces souvenirs : collimage, bricolage, collection, etc.


Enfance : entre 6 et 12 ans


Pendant l’enfance, les éducateurs de divers services servent aussi d’agents, c’est–à-dire par définition, de ressources humaines facilitant l’apprentissage. Le rôle principal à jouer est celui d’offrir du soutien et de la validation des explorations. L’enfant de six à douze ans est un explorateur qui cherche à se connecter au monde. Il importe donc de laisser libre court à l’imagination et de limiter les interventions. Le terrain vacant, le ruisseau, la forêt et la montagne sont tous des endroits de prédilection pour les enfants du primaire.

Laissez vos explorateurs découvrir la nature en encourageant leur sens de l’aventure en :

Faisant une collection de roches, de fleurs séchées, ou d’insectes;

Campant en famille;

Créant un espace de recueillement dans votre cour;

Marchant en nature.


L’adolescence : entre 12 et 18 ans

En ce qui a trait à l’adolescent, les autres adultes de la communauté viennent s’ajouter à la liste des agents. Leurs rôles consistent à agir à titre de mentors. C’est un moment où les actions sociales locales sont entreprises. L’adolescent est porté à se questionner sur soi et sur des sujets concernant la biosphère. Il est maintenant approprié d’aborder les problématiques environnementales les plus complexes.

Respecter leur besoin de vivre leur environnement différemment et leur offrir des activités stimulantes en :

Planifiant une marche en nature, de soir ou à la pleine lune. Certains organismes nature offrent ce genre de services;

Organisant un safari photo ou une excursion de type « backpacking »;

Adoptant le journal de nature.

Comme vous avez pu le constater, il est fort simple d’inspirer cette union enfant-nature. Il ne me reste qu’à vous souhaiter : « Bonne aventure! »

Afin de faciliter la lecture du présent texte, nous avons employé le masculin comme genre neutre pour désigner aussi bien les femmes que les hommes.

Références:

Pour plus de détails,  vous pouvez consulter l’ouvrage de M Tom Berryman intitulé L’éco-ontogénèse : les relations à l’environnement dans le développement humain – d’autres rapports au monde pour d’autres développement. Éducations relatives à l’environnement. Regards – recherches – Réflexions, 4, 207-228 – ISSN 1373-9689


Quelques suggestions de livres et activités pour vous inspirer :

Richard Louv, Last Child in the Woods saving our children form nature deficit disorder, New York, Workman Publishing Company, Inc., 2008

David Sobel, Beyond Ecophobia Reclaiming the Heart in Nature Education, Massachusetts, The Orion Society, 1996.
 Michel Leboeuf, FAMILLE NATURE Jouer dehors au Québec, Waterloo, Éditions Michel Quintin, 2008.
Benoît Delalande, 50 réalisations avec bâtons et bout de ficelle, Toulouse Cedex 9, Éditions Milan, 2009.

Frédéric Lisak, La nature aux 4 saisons activités & découvertes, Toulouse Cedex 9, Éditions Milan,


  1. Tous les livres de La collection Jardin d’enfants et Herboriste en herbe de la maison d’édition Bertrand Dumont peuvent être trouvés au : http://www.jardinplaisir.com/
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Faire rayonner notre équilibre intérieur sur notre environment

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Nous sommes en constante interdépendance avec notre environnement, bien que cette idée nous échappe souvent. Lorsque nous sommes pressés, il est plus ardu de prendre le temps, d’être conscient et de vivre en équilibre. En quoi cette réintégration de notre rapport avec la nature peut-elle nous amener vers un équilibre?

L’équilibre est une combinaison harmonieuse. L’équilibre naturel ou biologique, selon Le Petit Larousse Illustré, est l’état d’un écosystème dans lequel les effectifs et la composition de la faune et de la flore restent à peu près constants. Chaque action influence la qualité de notre environnement. Beaucoup de gestes qui furent exécutés sans prendre le temps de considérer leurs conséquences ont entraîné la situation de déséquilibre que nous connaissons aujourd’hui. L’une de ces conséquences néfastes étant la perte de la biodiversité à un rythme jamais observé auparavant.

L’équilibre et le temps sont interreliés. Étant une personne toujours occupée, il était facile pour moi de dire que je n’avais pas le temps. J’ai un jour compris que pour atteindre un certain équilibre dans ma vie, il m’était impératif d’apprendre à dire « je n’ai pas pris le temps ». Prendre le temps me semble être la pierre angulaire de notre qualité de vie humaine, une façon toute simple de retrouver cet équilibre qui nous est si précieux. Lorsque nous prenons conscience de l’usage de notre temps, nous ne pouvons qu’aspirer à améliorer les choses : Nous savons que nous en avons le pouvoir sur notre vie.  

Le temps nous permet d’observer et de prendre conscience de notre interrelation avec ce qui nous entoure. Une certaine harmonie entre la tête, le cœur et les mains aide à éliminer la confusion et ainsi, à ramener la clarté, l’ordre et l’équilibre. À ce moment, notre spiritualité peut reprendre la place qui lui revient, nous aidant à recréer ce lien entre la nature et nous-mêmes.

Il existe plusieurs façons d’harmoniser la tête, le cœur et les mains, soit de marcher en nature en silence

ou de dessiner une scène observée. Jardiner, une forme de méditation dans l’action, est un autre exemple. Pour réussir en jardinage ou dans toute autre sphère de notre vie, il faut certes utiliser notre cerveau et nos connaissances (tête). Par contre, sans y mettre tout notre cœur, les résultats sont moins concluants. Les émotions (cœur) ont donc un rôle important à jouer dans l’équation. Enfin, l’action est caractérisée par les mains. C’est le pèlerinage, mais aussi la destination.  L’équilibre entre ces trois aspects permet donc au jardinier de récolter le fruit de son labeur. Ce dernier réalise rapidement la relation entre le temps et l’équilibre. Prendre le temps lui permet de comprendre les interactions entre les êtres vivants habitant son jardin, de percevoir tout déséquilibre et de rectifier le tir, et ce, de façon naturelle bien entendu! 

Il existe plusieurs semaines entre la mise en terre d’une semence et la récolte. En voulant sauter des étapes, nous créons un déséquilibre. Prendre conscience du miracle qui s’opère sous nos yeux nous aide à apprécier le temps qui passe entre l’action et le résultat. Dans les écosystèmes rien ne se perd, tout se transforme : Les déchets deviennent nourriture et l’équilibre est ainsi atteint. Chaque maillon de la chaîne est interdépendant avec les autres et l’humain est l’un de ses maillons, ne l’oublions pas. C’est seulement lorsque l’humain se considère comme étant une partie prenante de l’environnement qu’il y a possibilité de préserver nos ressources.

En somme, toute activité en nature qui engage le corps est bénéfique. Pour moi, la pratique du yoga et de la méditation en nature est une façon toute naturelle d’unir tête, cœur et mains. Elle unit mon corps et mon esprit à ce qui est le plus sacré, cette mère terre qui me nourrit de tant de façons. Une pratique spirituelle nous aide à nous recentrer, à prendre racine et à réaliser notre interdépendance avec notre environnement. Lorsque nous réalisons que pour vivre en santé nous avons besoin d’une planète en santé, nos actions se transforment positivement. Encore une fois, il ne s’agit pas simplement de comprendre que certaines de nos habitudes de vie sont destructives pour la planète. Cette émotion du cœur, l’amour, doit être présente pour que cette conscience se développe.

Aménager son bien-être

Le printemps est pour plusieurs le temps du « grand ménage ». Bien que je n’aie jamais adopté cette façon de faire, il m’arrive fréquemment d’avoir de fortes envies de « faire le ménage » en cette saison de l’année. Cela est aussi vrai lorsque des prises de conscience entraînent des changements importants dans ma vie.

Le printemps est signe de renouveau. Voilà pourquoi cette période de l’année nous invite tout naturellement à désencombrer nos espaces et faire un petit brin de nettoyage afin de nous réapproprier notre environnement. Nous vivons souvent à une vitesse effrénée et je me plais fréquemment à dire que la seule chose qui reste pareille, c’est qu’il y a toujours du changement. Style de vie, intérêt, situation familiale, travail, tout y passe un jour ou l’autre. Il est donc normal que nous soyons disposés à repenser nos espaces en fonction de ce que nous devenons, afin de rester intègres à nous-mêmes.

Bien que je pratique la tendance écolo de ne rien jeter, trop c’est trop. Un geste environnemental qui est aussi esthétique est celui de l’épuration. Une simplification de notre vie sur le plan de l’être et du faire conduit vraisemblablement à l’épuration de l’avoir ou vice-versa. C’est une réalité non négligeable qui requiert plus d’introspection. Pourquoi sommes-nous si attachés à des objets que nous n’utilisons pas? Pourquoi consommons-nous parfois de façon compulsive ou impulsive? Peut-être que nos idéaux

diffèrent de la réalité. Lorsque nous avons suffisamment de courage pour répondre honnêtement à ces questions, un tout autre monde s’ouvre enfin à nous : celui de l’être. Depuis que j’ai décidé de choisir et donc réduire mes implications bénévoles, je trouve enfin plus de temps à passer avec ma famille, de prendre du temps pour moi-même et ainsi créer la vie dont j’ai toujours rêvé de vivre. Cette intégrité retrouvée, c’est un baume pour l’âme.

Est-ce que désencombrement rime avec environnement? Bien sûr! Je dirais même qu’il rime aussi avec bien-être. Ce concept du « clutter clearing » (l’élimination de fouillis) est non seulement bénéfique pour notre environnement immédiat, notre milieu de vie, mais aussi pour notre maison de vie. Revenons à notre concept des 3R : réduire, réutiliser, recycler. Pour le recyclage, nous y sommes avec la gestion de nos matières résiduelles. Pour la réutilisation, pensons à donner ce qui n’est plus utile pour nous. Partageons ces objets avec nos connaissances ou avec des organismes de charité, des entreprises sociales se spécialisant en revalorisation, des artistes récupérateurs. Voilà une situation gagnant-gagnant!

Là où le bât blesse, c’est dans le premier R : réduire. Réduire le nombre de nos possessions matérielles ou réduire notre consommation. Pourquoi ne pas troquer la quantité pour la qualité? Les produits conçus pour durer sont certes souvent plus chers, mais ils ne se démodent pas et leur rapport qualité-prix est intéressant. En outre, leur beauté ou leur esthétisme apporte une valeur ajoutée. Il y existe une cohérence entre ce que nous sommes, ou ce que nous sommes en voie de devenir, et ce qui nous environne. Au fait, se pourrait-il que certains besoins soient en fait des désirs? À ne pas confondre. Une vie remplie de biens matériels signifie aussi entretien, garantie, réparation, assurance, espace… De quoi occuper nos temps libres et faire fondre notre portefeuille! La réduction fait appel non seulement à la créativité, à l’utilisation de ressources disponibles, mais aussi à une vie plus riche, vécue autrement.

Le fait d’épurer les matières, de désencombrer les pièces, d’insuffler une ambiance relaxante et reposante nous permet de nous sentir bien dans notre environnement et de prendre le temps de vivre. En se détachant de ces objets qui nous retiennent dans le passé, on se donne la liberté d’aller de l’avant. Il m’arrive rarement d’avoir le goût d’entreprendre un projet lorsque les aires de travail de ma maison sont encombrées. Des pièces claires et illuminées inspirent la joie, l’imaginaire et la spontanéité de vivre le présent, car les énergies circulent librement.

Une fois ce grand ménage entrepris et achevé, nous constatons combien de temps nous avons à notre portée. Ce temps retrouvé nous pouvons décider de le partager avec des êtres chers en nature ou à pratiquer le jardinage pour ainsi cultiver un nouveau mode de vie. Bref, pouvoir enfin expérimenter l’art de la simplicité volontaire en créant soi-même plutôt que de consommer.

Du grec, Oïkos : en éducation relative à l’environnement (ERE), Oïkos signifie maison de vie partagée, cette Terre, notre maison à tous où nous devons apprendre à vivre ensemble.

Ressources additionnelles pour vivre une vie plus simple et plus riche en harmonie avec son environnement :

Peter Walsh, It’s all too much: an easy plan for living a richer life with less stuff, New York, Free Press, 2007.

Dominique Loreau, L’art de la simplicité, Paris, Robert Laffont, 2005.

Sarah Ban Breathnach, Simple abundance a daybook of comfort and joy, New York, Warner Books, novembre 1995.

Ce dernier livre est aussi disponible en version française sous le titre : L’abondance dans la simplicité.

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L’ingrédient magique

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magic

J’aime lire les autocollants apposés sur les voitures. Ils en disent long sur les valeurs que l’on prône. Dernièrement, j’en ai remarqué un qui s’applique bien à ma vision de cette chronique : Love is the answer.

En fait, après avoir traité de divers thèmes à travers les yeux de l’environnement, je me suis demandé comment la maîtrise du savoir-être intégrait tous ces thèmes. Le choix conscient de la maîtrise du savoir-être est le résultat d’une démarche personnelle intérieure en constante évolution. Cet état d’être facilite le maintien de la paix intérieure et avec notre environnement, indépendamment des défis à relever. À cet effet, j’ai dans mon entourage immédiat un exemple typique d’une femme maîtrisant le savoir-être : Leah, l’enseignante de ma fille.

Laissez-moi vous mettre en contexte. En Californie, les réductions du budget voué à l’éducation sont tellement énormes que l’État possède un des pires systèmes d’éducation des États-Unis. Faire plus avec toujours moins est donc une réalité de tous les jours pour les enseignants. Les besoins des enfants sont criants, mais les ressources ne sont pas disponibles. Certains enfants de la classe de ma fille n’ont pour unique maison qu’une caravane de camping. Cela en dit long sur les différences socio-économiques que l’on peut retrouver au sein d’une même école, ajoutant ainsi un défi de taille.

Lorsqu’il fut annoncé l’année dernière que Leah était celle qui prendrait en charge le prochain groupe de 1re année, plusieurs parents fréquentant l’école nous ont dit combien nous étions chanceux. Il faut aussi savoir que dans cette école inspirée Waldorf, les enfants et leur enseignant ont une relation privilégiée qui dure au minimum cinq ans. On se sent donc privilégié lorsque l’enseignant de notre enfant nous sied bien. Leah est une mère monoparentale n’ayant aucun jour de repos. Sa vie tourne donc autour des enfants. Pour répondre aux besoins des siens et de ceux des autres, la patience est de rigueur. Cependant, la patience n’est pas sa recette secrète.

J’ai la chance de pouvoir m’impliquer dans la classe de ma fille en organisant des activités d’écobricolage. J’ai parfois des moments de découragement lors de mes interventions. Disons que le respect n’est pas toujours au rendez-vous et que certains jeunes ont des problèmes de discipline flagrants. Après une journée plus décevante, j’ai demandé à Leah comment elle faisait pour conserver son sang-froid et sa sérénité. Elle m’a répondu sagement que nous ne devons pas nous créer des attentes concernant le niveau de connaissances ou la capacité d’apprentissage des élèves, mais plutôt : « Il faut prendre les enfants là où ils sont. » m’a-t-elle dit. « À la base de tout cela, réside l’amour. Car si nous ne les aimons pas, ils n’apprendront rien. »

Alors, tout est question d’amour : voilà l’ingrédient magique! L’amour de soi nous permet de nous accepter et d’accepter les autres tels qu’ils sont. Il est donc plus facile d’accepter les expériences de vie nous aidant à grandir intérieurement. Cette acceptation personnelle nous redonne notre liberté d’être nous-mêmes, ce qui demande aussi beaucoup de courage. Tout le monde le sait, même si nous sommes heureux de pouvoir réaliser notre plein potentiel et nos rêves les plus chers, il n’est pas dit que tout sera facile. Il n’en demeure pas moins que cette intégrité retrouvée nous propulse vers de nouveaux sommets. Nous ne nous imposons plus autant de limites lorsque l’amour et le courage sont présents.

Bien qu’ayant plus de courage il ne faut pas se cacher que la discipline personnelle est un atout important pour poursuivre notre route malgré les embûches. Je parle en connaissance de cause, puisque j’ai une grande facilité à me discipliner lorsqu’il est temps de créer un curriculum d’éducation relative à l’environnement pour l’école. Par contre, lorsque j’ai sommeil, je résiste parfois, car j’ai tant à faire encore! Résultat : je mets ma santé de côté et, bien entendu, je suis bien trop fatiguée le lendemain matin. Ne me demandez pas en plus de me lever 30 minutes plus tôt pour faire ma pratique de yoga! Elle me serait pourtant si bénéfique! Encore là, l’amour de soi a raison de tout. Et l’amour mène au savoir-être.

Il semblerait que j’ai encore besoin d’apprendre à penser à moi d’abord, à m’aimer suffisamment pour me mettre à l’horaire avant qui que ce soit. Et quelle différence lorsque nous agissons par amour de soi! Comme l’amour de soi mène aussi à l’amour des autres, nous sommes en mesure de créer des relations importantes avec les gens parce que nous cultivons désormais la confiance. Notre amour propre fait en sorte que nous nous respectons davantage et nos choix de vie sont naturellement plus respectueux de l’environnement. L’équilibre dans notre vie est plus facilement atteint lorsqu’il existe une relation personne-société-environnement harmonieuse.

Percevoir le divin en soi et en l’autre est une grande preuve d’amour, et cela se manifeste grâce à la gratitude que nous ressentons. En percevant ce qui nous entoure comme divin, nous sommes conscients que la vie sait nous offrir, tel un maître, les apprentissages nécessaires à notre évolution personnelle. C’est lorsque nous prenons le temps de nous arrêter pour vivre ces apprentissages que nous pouvons nous unir avec les vibrations de notre cœur. Il en résulte des moments de bonheur extraordinaires.

Bref, il semble bien que l’amour de soi et des autres nous amène à instaurer des habitudes de vie honorant la nature et ce qu’elle nous offre. En respectant la Terre, nous accroissons aussi l’ouverture de notre conscience. Il nous est donc possible de faire radier notre beauté intérieure vers l’extérieur. La maîtrise du savoir-être est le résultat de l’union de tous ces thèmes qui ont guidé mes écrits pendant ces douze derniers mois. Et sans l’amour comment pourrions-nous maîtriser le savoir-être?

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Un design demandant de la discipline

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Après un arrêt au bistro, vous décidez de vous promener sandwich et café à la main. Vous vous arrêtez pour prendre une bouchée et prenez soin de mettre vos déchets au sol, en bordure de la route. Vous venez de faire, encore une fois, un geste écologique.

Y a-t-il quelque chose d’étrange dans ce que je raconte? Avez-vous déjà imaginé un monde sans pollution ni déchets? Un monde où tout ce que vous consommez retourne indéfiniment à la terre pour la nourrir ou à un centre de recyclage pour en faire d’autres produits, et ce, sans détérioration des matières ni toxicité? S’agit-il d’un concept utopique?

C’est du moins ce à quoi aspirent les auteurs de Cradle to Cradle, Remaking the Way We Make Things (2002), l’architecte William McDonough et le chimiste écologique de renommée mondiale Michael Braungart. Ces deux hommes travaillent concrètement à transformer ce rêve en réalité, un produit à la fois. Ils ont pris d’assaut l’expression « Cradle to Cradle » (berceau au berceau), inventée en 1970, et ont élaboré un concept basé sur le principe « déchet = aliment ». Cette approche fait son chemin parmi les entreprises les plus connues : Ford, Nike et BASF, entre autres.

Nous avons déjà entendu parler de design vert auparavant, mais ce concept va plus loin encore, beaucoup plus loin. La méthodologie se décline en plusieurs étapes, toutes aussi rigoureuses les unes que les autres. Deux d’entre elles sont expliquées ici :

Ecoefficacité plutôt qu’efficience. Les deux termes sont souvent confondus, mais il existe réellement une différence de signification. Le procédé du berceau au berceau mise sur l’atteinte de la qualité avant la quantité; ce qui est le cas dans la nature. L’approche des auteurs fait en sorte de briser les murs entre les entreprises et les environnementalistes, surtout selon la vision puriste de chacun de ces partis; les premiers ont une orientation particulière vers le profit à tout prix, alors que les deuxièmes visent une protection environnementale sans compromis (les partisans de l’écologie profonde). En fait, ils arrivent rarement à s’entendre. Le développement durable, l’enfant chéri des entreprises voulant se donner bonne conscience, est souvent utilisé en version diluée. Nos cocréateurs l’ont justement revisité et proposent une considération uniforme des performances économiques, environnementales et sociales. Voilà un concept qui représente exactement ce qui aurait toujours dû exister dans le milieu des affaires. Aucun élément n’a préséance sur les autres. Cette façon de faire demande éthique, temps et courage certes, mais aussi énormément de discipline.

Cycles de nutriments. La conception du berceau au berceau se différencie en fonction de deux types de produit, et ce, selon leur comportement pendant l’usage. Il existe donc des produits de consommation qui sont composés de nutriments biologiques et qui retournent à la terre au cours d’un cycle biologique. Nous pouvons ainsi en disposer sans crainte de pollution quelconque ou les composter pour notre jardin. Pourquoi pas? En fait, ils ont été pensés de la sorte. Plus aucun produit chimique sur la peau ni dans nos cours d’eau. On croirait rêver… Dans cette catégorie, on retrouve par exemple des produits d’usage courant comme les savons et les cosmétiques, mais aussi les tissus et les pneus.

Les autres sont classés comme des produits de service et composés de matériaux qui sont typiquement stables pendant leur usage. Ensuite, ils sont retournés à la compagnie manufacturière qui les utilise indéfiniment sans réduire la qualité des matières. Cela leur permet de fabriquer le même type de produit sans en altérer la qualité. Ces produits peuvent être composés de matières chimiques ou synthétiques, mais ne sont pas dangereux ni pour notre santé ni pour celle de la planète. Attention, on ne parle pas ici de la même chose que les filières de recyclage déjà mises en place. Les auteurs surnomment les méthodes de recyclage employées de nos jours comme du « downcycling ». Il faut savoir que ces méthodes n’assurent pas un tri très élaboré, une tâche qui demande davantage de discipline, mais la santé et l’économie y gagneraient.

Par exemple, les fibres de vêtements en tissu polaire fabriqué de bouteilles de plastique recyclé contiennent des métaux lourds dangereux et toxiques pour notre santé comme l’antimoine, les résidus catalytiques, les stabilisateurs ultraviolets, les plastifiants et les antioxydants.[i] Un autre exemple servant d’argument : l’acier des voitures est fondu avec d’autres parties de la voiture, y compris le cuivre, la peinture et l’enduit de plastique, voilà ce qui diminue la qualité du métal. Ce métal recyclé ne peut donc pas servir à reconstruire d’autres voitures. De plus, ces métaux rares, tels que le cuivre, le chrome et le manganèse, sont en fait des ressources non renouvelables perdues.

Au-delà de cette discipline exemplaire faisant partie de leur démarche, ce qui est le plus inspirant encore, c’est la ténacité avec laquelle messieurs McDonough et Braungart font valoir leur point de vue. Leurs idées sont novatrices et promeuvent la créativité et le dépassement. Ils réfutent certaines des plus grandes hypothèses avancées pour préserver la planète et reformulent de nouvelles hypothèses basées sur leur propre concept.

La décroissance ne semble pas être une solution pour eux : ce n’est pas agréable de devoir penser à se restreindre et se sacrifier. Laissons tomber les arguments de peur et de règlementation[ii]. Célébrons la diversité, faisons la promotion du plaisir, de la beauté et de l’esthétisme dans un équilibre économique, environnemental et social sans égard. Soyons créatifs et intelligents! Réinventons le monde, semblent-ils dire. J’ai le goût d’y croire, et vous?

Références:

[i] William McDonough,Michael Braungart, Cradle to Cradle, Remaking the Way We Make Things, New York, North Point Press, 2002, p.58

[ii] À ce sujet, les auteurs affirment : « En fin de compte, un règlement signale un défaut de conception » (traduction libre).

Références – articles :

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La nature de vos finances

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Il n’est malheureusement pas courant d’associer argent et environnement autant dans notre vie personnelle que professionnelle. Ne dit-on pas que l’argent ne pousse pas dans les arbres? Pourtant, la nature est un exemple magnifique d’efficience et d’abondance que l’on peut imiter, afin de nous créer une meilleure santé financière.

Certaines sciences ou médecines telles que l’Ayurveda et la médecine chinoise traditionnelle s’inspirent de la nature, et plus précisément des saisons, pour nous aider à équilibrer notre corps et à conserver un meilleur état de santé. Le domaine de la finance pourrait aussi en bénéficier. Dans cette chronique, nous ferons des parallèles entre les changements de saisons, les saisons de la vie, le cycle annuel de l’arbre et notre vie financière. Dès notre premier souffle, l’arbre est à nos côtés. Il nous fournit de l’oxygène, de la nourriture et il nous sert d’abri. Sa physionomie nous enseigne aussi un grand principe d’équilibre : son système racinaire est symbolique d’une bonne fondation afin d’être bien ancré sur terre tout en ayant la tête dans les nuages! Son branchage (dépenses et dons, puisqu’il est tourné vers l’extérieur) est le reflet de ses racines (épargne) qui, elles, sont invisibles. Qui peut en fait se vanter d’avoir une structure si abondante afin de rester solide en cas de tempête?

Les doshas sont les trois principaux types d’humeur biologique en médecine ayurvédique : kapha, pitta et vata. Ils déterminent la constitution d’un individu, mais aussi les principes sous-jacents du monde qui nous entoure.

Kapha: Enfance et adolescence

Le printemps de notre vie est caractérisé par les bourgeons et la lente croissance. Pendant cette période de notre vie, le dosha kapha nous permet de croître. Nous sommes en constant changement et notre réserve d’énergie est grande. L’énergie débordante de l’enfant pourrait être comparée à la sève emmagasinée dans l’arbre qui l’aide dans la formation de son feuillage.

Vie financière : nous n’avons pas de responsabilités financières ou très peu. L’argent que nous gagnons grâce à notre emploi à temps partiel sert à nous divertir. Il n’en demeure pas moins qu’une éducation de la part des parents s’impose. Elle peut entre autres provenir de la modélisation d’une consommation à la mesure de nos moyens financiers, d’établir un budget, de démontrer l’importance de l’épargne et aussi d’enseigner aux adolescents qu’ils doivent être responsables de leur choix de consommation.

Vient ensuite l’été, une période où la nature est à son apogée. Les feuilles sont maintenant mises au travail dans le processus de photosynthèse. C’est un temps de productivité. L’énergie du dosha pitta est nécessaire, car elle nous donne la concentration et l’ambition requises pour atteindre nos objectifs. Jeunes adultes, nous sommes vifs, énergiques et au sommet de notre forme physique. Il est crucial de ne pas brûler la chandelle par les deux bouts. Comme notre santé nous permet certains écarts, nous ne percevons pas toujours les effets à long terme de nos choix de vie. La santé se construit et se maintient au quotidien. Au fil des années, nous devenons plus sages (espérons-le) et redéfinissons nos priorités en fonction de nos nouvelles réalités.

Vie financière : cette période est caractérisée par l’établissement de nos fondations : études, premiers emplois dans notre domaine d’études, établissement de la carrière, famille, maison, etc. Durant cette première période de l’âge adulte, l’argent entre dans notre vie et en ressort tout aussi rapidement.  En raison des exigences familiales, il est certes difficile de voir plus loin que le moment présent. Il est tout de même essentiel de planifier notre avenir en réduisant certaines dépenses souvent occasionnées par une société de surconsommation qui nous bombarde de publicité.

Plusieurs experts dans le domaine de la finance personnelle suggèrent de nous payer d’abord. Par exemple, le virement automatique d’une somme fixe dans un compte d’épargne à chaque période de paie est une simple mesure à prendre. Un plan pour la retraite s’impose aussi. L’arbre fait de même avec sa « production » abondante. Il se prépare pour l’automne.

Vata :Le troisième âge

À l’automne, on peut constater que l’arbre a produit des fruits en surabondance. Une partie des fruits de l’arbre fut consommée et une autre tombe au sol. Justement, les fruits servent à la création du compost nourrissant l’arbre jusqu’au prochain printemps; il s’agit du symbole de la renaissance. Si nous avons bien pris soin de notre santé personnelle, planétaire et financière, nous  récoltons les fruits de nos efforts. Nous avons du temps devant nous, toujours en santé et même en pleine forme pour jouir de ces belles années de notre vie dans le bonheur et la sagesse.

Vie financière : nos investissements et épargnes nous permettent de vivre une vie plus détendue. Nous cessons de travailler ou du moins nous ralentissons. Ce moment est aussi parfois un deuxième souffle,

une occasion de réaliser des rêves longuement caressés. Si, par contre, nous avons hypothéqué notre santé ou nos avoirs à plusieurs reprises, il se peut que le portrait ne soit pas aussi rose. C’est à ce moment que l’on perçoit le résultat de nos choix de vie. L’équilibre entre vivre le moment présent tout en considérant le futur semble souvent être un tour de force. Pourtant, cet équilibre fait fructifier nos richesses, qu’elles soient financières ou autres.

Il est temps de rétablir cette confiance entre nos désirs et les moyens financiers pour les réaliser. Par exemple, nous savons que les saisons se succèdent, nous avons confiance que l’été suivra le printemps. La confiance que notre « porte-feuille » (l’arbre) sera à la hauteur de nos aspirations est intrinsèque  lorsqu’on est libre, intègre et équilibré, car nous avons le courage de suivre notre destin. Nous avons donc la discipline requise pour prendre le temps qu’il faut pour produire de bons fruits mûrs, autant dans les arbres que dans nos investissements.

Pour de plus amples détails :

http://www.ayurvedicdietsolutions.com/Seasonal-Routine.php

http://www.naturalsolutionsmag.com/article-display/14769/subTopicID/169/Energize–Ayurveda-Style-

Anna Selby, Le plan Ayurveda Harmonie du corps et de l’esprit, Montréal, Les éditions de l’homme, 2004.

Brigitte Bulard-Cordeau, Captez l’énergie de votre arbre, Paris, Éditions Trajectoir, 2007

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En avril, te découvres-tu d’un fil? Fais-le pour ta planète!

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Le 22 avril est à nos portes, je le sais me direz vous car aujourd’hui c’est le 21 avril! Ne me dites pas que vous avez oublié?? Le 22 avril c’est le jour de la TERRE! C’est la fête de ma 2eme mère! Et non.. je ne vais pas vous demander de poser un geste pour la planète. Tous le monde fait cela. Puisque le titre n’est toujours pas évocateur à mon discours, je plonge dans l’action histoire de ne pas perdre le fil. (Lire la suite ici)

J’espère sincèrement que mes compatriotes du Québec se réchauffent un peu la couenne et que, oui vous vous découvrez un peu car vous avez eu tout un hiver! Aujourd’hui à Petaluma j’ai du faire fonctionner le chauffage car même avec ma 2eme paires de bas et mes 2-3 épaisseurs, je ne réussis pas à me  réchauffer. Le ciel est gris et  on dirait qu’il va pleuvoir, un événement rare que l’on célèbre dans toute sa grandeur, nous qui vivons une sécheresse historiquement décourageante..

Bon le fil de mon histoire en lien avec le Jour de la Terre est le suivant: Je vous invite plutôt a tisser une partie de votre histoire et aussi à vous re-découvrir.  Vous vous souveneenez que Gandhi nous a conseiller d’être le changement que nous voulons voir dans le monde? Vous pouvez poser un geste pour la terre le 22 avril de chaque année ou vous pouvez avoir un impact sur votre vie celle de ceux qui vous entoure et votre planète bien plus significatif et il n’est pas nécéssaire de le faire à une date précise. En fait c’est un geste quotidien qui semble être la meilleure option car de cette façon nous assurons une certaine pérennité.

Vivez votre vie pleinement, avec joie et amour! Faites quelque chose que vous aimez, prenez le temps de sourire à un inconnu, appelez un ami, dites ‘’je t’aime’’, démontrez votre bienveillance par votre attention soutenue (oui, vous devez laisser les écrans de côté. Vous verrez, c’est libérateur!), soyez créatif et prenez une heure de votre temps pour exprimer l’enfant en vous qui se fait taire trop souvent. Notre vie est bombardée de choses à faire, d’endroits à aller etc. Ce ne sont des que des obligations. Ou en est-ce vraiment? Créons-nous nous-même un faux sens d’urgence dans notre vie? Si vous prenez le temps d’observer votre calendrier ou votre agenda, il y a de fortes chances qu’une bonne partie de votre liste de choses à faire sont facultatives, ou du moins pas aussi urgente qu’elles en ont l’air.

Donc pour le jour de la terre découvrez-vous à nouveau, tombez en amour avec la personne que vous êtes. Soyez vous, juste vous, sans censure, toute la journée et voyez combien votre présence de coeur et d’esprit aura un impact positif sur notre planète et ceux qui vous entourent.

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Les “essentielles” d’une maternité au naturel

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La grossesse est un moment excitant mais peut aussi nous sembler déconcertant. Il y a tant de changements physiques et oui, ôsons le dire, émotionnels, que les futures mamans peuvent se sentir parfois dans le néant, ne sachant plus ce qui est possible ou bénéfique pour notre propre santé et celle de ce petit être en devenir. Explorons donc comment les huiles essentielles peuvent supporter une grossesse au naturel et en toute sécurité.

Précautions

Il est impératif de commencer par bien comprendre certaines spécificités des huiles essentielles avant de s’aventurer dans le sujet de leur utilisation lors de la grossesse.

Sans en faire le but seul de cet article, notons quelques informations importantes à garder en tête.

Les huiles essentielles sont issues de la distillation d’une partie d’une plante, donc hyper concentrée. Une ou deux gouttes à l’application suffisent. Respectez les instructions sur la bouteille.

Elles traversent la barrière sanguine et cellulaire, et donc elle traverseront le placenta et peuvent affecter le bébé. C’est pour cette raison que je vou ssurrège de préconisez les qualités thérapeuthiques, rien de moins!. Nous évitons ainsi les résidus de pesticides, OGM et métaux lourds.. Un facteur de première importance lorsqu’on pense qu’elle ont un impact au niveau cellulaire.

Si vous chercher sur le web vous verrez que la plupart des articles sur le sujet se limitent à vous faire la liste de huiles à éviter et il y aura peut-être mention de certaines qui sont sécuritaires. Vous constaterez aussi que d’un article à l’autre les informations diffèrent. Donc comment s’y retrouver? En comparant les information trouvées et aussi en utilisant notre intuition et les conseil d’une personne qualifiée. Mon conseil le plus sûr: Si vous ne vous sentez pas à l’aise, errez du côté des valeurs sûres. Si vous êtes déjà expérimentées, vous aurez sûrement plus de confiance, connaissant votre corps et sa synergie avec les huiles. Chacune d’entre nous a un seuil de tolérance émotionelle différent face à l’inconnu et il est important de se respecter surtout pendant la grossesse.

Afin de miser sur ce que les huiles peuvent faire pour vous, voici donc quelques suggestions simples, sécuritaires et bienfaisantes. Les utilisations suggérées sont par application en dilution (un ratio de 2 gouttes par c. à thé ou 5 à 7 gouttes par c. à table d’huile végétale) et par diffusion (un diffuseur ultrasonique est la méthode précaunisée).

Certaine suggère de ne pas appliquer les huiles directement sur l’abdomen d’autre ne le

déconseille pas. À vous de juger!

Pour les journées moches: Lorsque rien ne va, diffuser et respirer une ou un mélange de ces huiles pour vous aider à vous redonner du pep et la joie de vivre.

bergamote, ylang ylang, lavande, citron, orange douce, elevation* et serenity*

Lorsque la digestion fait la grève: L’orange douce et le citron viendront à votre secours en toute sécurité! Attention par contre, les huiles d’agrumes sont photosensibles, donc pas d’exposition au soleil si vous avez fait une application cutanée dans les dernières 12 heures.

Pour la gestion du stress, et un sommeil profond et réparateur: La lavande, serenity, citrus bliss*, ylang ylang et bois de santal sont des valeur sûres. Une application sur la nuque, en diffusion, ou quelques gouttes dans une tasse de sel d’epsom dans l’eau du bain sont toutes des façons de se rapprocher des bras de Morphée.

Pour des plus amples recherche vous pouvez consulter : http://www.passeportsante.net/

Marie-Josée est prof de yoga, éducatrice à l’environnement, auteure et ambassadrice mieux-être santé. Pour la rejoindre: mj@vidyessence.com

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